
Thomas Prédour monte sur scène grâce à la troupe de théâtre de son école secondaire. Une révélation qui lui donne envie de suivre des études de comédien. Et puis… et il mène des études universitaires qui lui permettent d’obtenir un diplôme de littératures romanes et un diplôme de théorie du théâtre. Il ne devient donc pas acteur (excepté dans la troupe de l’université et à l’Académie de Tournai), mais permet à beaucoup d’autres artistes de monter sur scène. Thomas s’implique ainsi dans le milieu culturel pendant plus de dix ans, que ce soit en tant qu’attaché culturel à l’UCL, directeur de centre culturel (Leuze-en-Hainaut puis Watermael-Boitsfort) ou comme conseiller ministériel.
Les attentats de Bruxelles lui font réaliser que cette vie peut s’arrêter à tout instant ; il quitte la gestion culturelle pour aller vers la création sans savoir quel chemin emprunter. La lecture d’une biographie fait jaillir le désir de mettre la vie de Nina Simone en scène. « NinaLisa » devient sa première co-écriture et mise en scène professionnelle, créée au Théâtre Le Public en 2019, présentée au Festival d’Avignon OFF dans la foulée, et en 2021. Le spectacle a connu 106 représentations en Belgique (Le Rideau, l’Ancre, MCAth,…) et en France, et a été diffusé sur FranceTV et La Trois (RTBF).
Entretemps, en 2017, il crée une conférence gesticulée « A nos choix ! » avec Olivier Vermeulen (60 représentations : Théâtre National, centres culturels, écoles, associations,…).
Il fonde en 2018 l’asbl émozon, structure administrative pour ses différents projets artistiques.
En 2022, il crée à Ath le spectacle de rue déambulatoire « Une autre histoire » (jeu, écriture, mise en scène avec V. Geerinckx) qui fait le lien entre Marx, la mémoire ouvrière et les personnes qui fabriquent nos vêtements. Il a bénéficié d’une résidence au CC de Leuze, soutenue par « Un futur pour la culture », s’est déjà joué aussi à Mouscron et se jouera prochainement à Tournai, Florennes et Fourmies.
En 2023, il est conseiller artistique sur « Une heure avant la mort de mon frère » mis en scène par François Ebouele au Théâtre des Martyrs.
En 2024, il met en scène « La guitare à remonter le temps », spectacle jeune public avec le chanteur HK et Saïd, présenté à Avignon. Et il crée avec V. Geerinckx à Tournai « In-occupés », un spectacle de rue sur la question de l’accès au logement, à la demande d’Article 27.
En 2025, il est conseiller artistique de sur le spectacle « Harriet Tubman », puis il crée le spectacle « Ce n’était qu’un jeu ».
Il est responsable de la programmation de La Maison qui Chante, résidence de création dédiée à la Chanson Jeune Public, et il conseille régulièrement le chorégraphe Serge Aimé Coulibaly (FasoDanseThéâtre).
Il est membre de collectifs qui interrogent notre modèle de société, comme le Musée du Capitalisme.
Dire le monde tel qu’il est pour le changer, c’est le lien entre ses projets artistiques, et son utopie puisqu’il s’appelle Thomas à cause de Thomas More.
Présentation un peu plus légère :
Je m’appelle Thomas.
Ma maman s’amuse à expliquer que c’est le prénom parfait car il y a les sons o et a. Cette version m’a toujours laissé perplexe. Elle a aussi choisi ce prénom en référence à Thomas More… l’utopie… tout un programme…politique ? Oui !
Mon nom de famille est Prédour. Tout lecteur intelligent en déduira que ma famille est originaire de Dour. Eh bien pas du tout, mon père est Français, oups, il est plus exactement Breton !
Je suis né à Tournai, la ville où la cathédrale possède 5 clochers et 400 cloches. Ou 4 sans cloches ? A moins que la commune soit gérée par des cloches ? Je n’irais pas jusque là car c’est à Tournai que j’ai pu découvrir mes premiers coups de cœur artistiques.
J’ai vécu mon enfance dans un petiti village en taille mais grand dans mon coeur : Grandmetz. Qui n’est donc pas à côté de Metz mais bien de Leuze-en-Hainaut, pas Leuze-Somme. En somme, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Pour connaître mon âge, il faut fredonner la chanson de ? « Quand on aura 20 ans, en l’an…. »
Ma maman est née au Congo.
Mes parents se sont rencontrés dans un kibboutz en Israël.
Mon frère vit en Suisse.
Ma sœur vit en France.
Et moi je vis…à Bruxelles !
Je suis devenu un zinneke.
Ma passion c’est d’accompagner les gens, les aider à aller au bout de leurs envies. Et plutôt dans le domaine culturel. Que ce soit à la direction d’un centre culturel auprès des artistes et des citoyens, que ce soit comme conseiller de ministre, ou que ce soit comme conseiller particulier aujourd’hui. Mais je tente aussi de m’accompagner pour aller vers mes envies. Alors, je gesticule à travers une conférence sur le choix, je fais la programmation de La Maison Qui Chante, je crée un spectacle sur Nina Simone, je suis membre du Musée du Capitalisme. Entre autres choses.
Je ne suis donc pas du genre à m’ennuyer.
En fait, ce qui m’ennuie, c’est l’état lamentable de notre planète, c’est de « m’asseoir sur le rebord du monde et de voir ce que les hommes en ont fait ».
Je n’ai jamais voulu rester assis.
Je me mets debout, avec vous, pour changer le monde.
Utopique ? On verra bien à la fin.
Une dernière chose.
J’ai un coeur d’artichaut. Les artichauts, c’est une spécialité du Finistère, ma père patrie.
Là-bas, c’est la fin de la Terre.
Maintenant, c’est la fin de ma présentation,
Je suis Debout sur la Terre !
Avec vous.